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État de siège : Premières déclarations du gouverneur militaire Constant Ndima Kongba à la presse du Nord-Kivu

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« En recevant cette lourde mission de venir ici, franchement j’avais frémi. J’ai regardé vers le ciel et j’ai dit à mon Dieu,le Dieu des Armées : je n’ai pas la force. Et le Seigneur m’a répondu : va avec la force que tu as. C’est comme Gédéon dans la bible. Alors,cette force,je vais l’obtenir par le soutien du Président de la République,mon Commandant suprême. Ce soutien,je l’ai eu des deux honorables présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat. Ce soutien,je l’ai eu du caucus des députés nationaux du Nord-Kivu. Ça nous encourage. Voyez encore l’accueil qui nous a été réservé. Je dis gloire à Dieu de ce que tu m’as révélé. Et ensemble, franchement, nous allons aboutir.

Na Kinshasa balobaka : eloko nini esilaka te? C’est ça notre questionnement aujourd’hui. Et pour y parvenir,nous comptons sur ces forces que je venais de citer,pour qu’ensemble, notre population très longtemps meurtrie trouve quand même, cette denrée rare qu’est la paix, afin que cette province pleine d’énergie, pleine des jeunes,pleine des ressources, soit véritablement le moteur du développement de l’est de la République démocratique du Congo. Tel est notre souci.

Le Chef de l’État, qui nous envoie ici, pour qu’ensemble nous puissions répondre à son vœu. Ce vœu,c’est la paix qui sera retrouvée dans cette province. Son vœu,c’est le rétablissement de l’autorité de l’État dans cette province. Ainsi,nous tous,nous arriverons à cet effet final recherché : le rétablissement de la paix et la restauration de l’autorité de l’État sur toute l’étendue de la province du Nord-Kivu.

J’ai un mot pour nos frères qui portent aujourd’hui les armes. Mes chers frères et sœurs,il y a un temps pour tout. Vous souffrez,vous qui êtes dans la brousse depuis quinze ans voire vingt ans. Il y a beaucoup de choses qui se passent ici, que vous ignorez. Vous restez en brousse pendant toutes ces années. Si nous sommes de vrais congolais,nous en avons assez. Je lance ce vibrant appel à nos frères et sœurs, que nous sommes arrivés. Et que pendant cet état de siège, que vous vous rendez. Nous allons vous recevoir sans condition. Il y a le programme DDRS, qui est en route. Mon jeune frère Carly vient de le dire. Ça sera effectif. Nous pouvons prendre conscience et nous désolidariser des groupes armés étrangers. Nous les avons accueillis comme des réfugiés à cause de notre hospitalité. Aujourd’hui,nous payons le prix. Voilà le message que je vous adresse,chers frères et sœurs, porteurs d’armes.

Aux groupes armés étrangers,vous n’êtes pas chez vous. On vous a vu venir ici en réfugiés. Qu’est ce que nous pouvons dire aujourd’hui ? Comment vous appelez aujourd’hui ? De réfugiés économiques? De réfugiés porteurs d’armes ? Vous nous endeuillez ! Vous éventrez nos mamans ! Vous violez les femmes et les enfants ! Trop,c’est trop.

À nos militaires,chers gaillards, ce que vous faites aujourd’hui,vous avez déjà fait un bon job. Vous venez de partout à travers les provinces de la République démocratique du Congo,laissant familles, enfants,vos villages,vos villes. Et vous êtes venu ici pour secourir vos frères et sœurs du Nord-Kivu. Beaucoup d’entre nous ne savent pas qu’un grand nombre de nos militaires, sont entrain de laisser leur peau ici. C’est pour l’amour de leur pays. C’est pour l’intégrité de leur territoire. C’est pour la protection de notre population et de leurs biens. Oui,parmi nous,chers amis de la presse,les brebis galeuses ne manquent toujours pas. Maïs,votre armée est disciplinée. Nous essayerons de booster les choses. Nous avons beaucoup appris. Des militaires,s’il vous plaît, comme moi ici,debout devant vous,je prends une arme,je vends. L’arme du contribuable congolais ! Je vends les munitions. Je vends à qui ? Aux groupes armés qui se retournent après contre vous,qui se retournent contre votre population.

Nous sommes une équipe costaud. Derrière moi,dans cet état de siège,il y a une équipe forte de la justice militaire, qui va venir. Je suis là. Je commence directement à faire l’état de lieu. Les commandants à chaque échelon,nous vous donnons les armes. Tu as combien d’effectifs ? Tu as utilisé combien d’armes ? Tu as utilisé combien de munitions ? Et pour tuer qui ? Fais moi le compte. Ainsi,avec le concours de vous tous que nous mettrons fin à cette histoire. Mais, ces groupes armés étrangers n’ont pas des dépôts d’armes et ils ne fabriquent pas d’armes ici. Nous savons qu’il y a plusieurs rébellions qui ont défilé ici et qui ont fait que plusieurs armes circulent dans la province. Aidez nous. Ça sera peut-être le petit noeud du problème. Et ceux qui font bien leur travail,je les encourage. Je l’ai dit ici. Ils font bien leur job. Nous sommes venus booster pour qu’on mette fin, cette fois-ci, à cette histoire. Je sais qu’en offensif,vos enfants sont très forts. Petit-à-petit et carré par carré,nous allons essayer de cadrer cette province.

À notre population,qu’est ce que je peux dire encore ? Un appel vient d’être lancé ici de nous aider. Vous avez montré votre solidarité aujourd’hui dans l’accueil qui nous a été réservé. Cela va se poursuivre. Je vais organiser une journée porte ouverte où je commencerai par les étudiants. Je vais écouter toutes les couches de la population. Qu’on me dise exactement quelles solutions parce que la guerre que nous voyons,ne peut pas seulement se faire avec les armes. Mais,nous devons faire une approche globale : la politique, le soutien de la population,nos forces armées,la communauté internationale,parce que nous réclamons ce qui est de droit. S’il vous plaît, la communauté internationale doit nous soutenir. Nous les avons à nos côtes. Et tout ce qui peut concourir à la réussite de cette opération, à la réussite de cette guerre qui perdure,sera toujours la bienvenue.

Mesdames et messieurs,je vous remercie ».

1 Comment
  1. MUNYAGA KIZITO Léonard says

    Discours prophétique sur la province du Nord-Kivu…Intervention Divine.

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